monter: COURS PREMIER
précédent: LA CELLULE
A partir d'ici, les choses commencent à devenir sérieuses, et les allusions
humoristiques plus rares.
- La durée de développement, l'agitation, la température, la conservation du révélateur.
- Le bain d'arrêt.
- La dilution du bain de fixage, la durée de fixage, la conservation du bain de
fixage.
- La durée de lavage des épreuves, l'aide au lavage, les virages pour la conservation,
les précautions à prendre avec les produits de virage
- Le séchage des épreuves.
- Une remarque personnelle : Je constate à chaque fois que je fais un tirage
ou presque, combien le principe du tirage : révélateur, bain d'arrêt, fixateur
est simple et combien dans la pratique, le principe est délicat à mettre en
oeuvre.
- Autre remarque : Ce principe est tellement délicat qu'il serait dommage de
ne pas utiliser du papier baryté comme support de tous nos efforts. Il permet
de bonnes "vibrations".
Le tirage noir et blanc n'est plus un produit de grande consommation depuis
longtemps. Il est largement devancé sur ce terrain par la couleur car elle est
plus séduisante, plus attrayante, plus accessible, plus facile, plus éclatante,
plus rassurante, d'un certain point de vue plus proche de la vision humaine.
Tandis que le noir et blanc est plus abstrait, plus proche du langage et des
symboles, plus narratif, plus concis mais plus distant aussi. C'est donc un
processus de plus en plus artisanal. Sans être un produit de luxe, on peut le
voir comme un produit d'exception. C'est pourquoi il faut lui apporter ce qu'il
y a de meilleur dans son élaboration ; dont le papier baryté.
L'exposition d'un négatif demande une précision de l'ordre du 1/3 de diaphragme.
N'est-il pas très étonnant de savoir qu'une variation de moins d'1/50 de diaphragme
est perceptible sur un tirage papier ? On est donc amené à choisir entre 20
secondes d'exposition et 20,4 par exemple. Comment choisir ? C'est le début
de l'interprétation...
- La durée de développement : Entre 2 mn. et 2 mn.10, à une température du
bain comprise entre 20° et 22°, avec une agitation de la cuvette lente et régulière,
l'émulsion du tirage vers le fond. S'assurer au début qu'aucune bulle coincée
sous la feuille ne vienne perturber le développement, en soulevant les coins
de la feuille. Malgré ces précautions, il arrive que deux tirages ayant subit
rigoureusement la même quantité de lumière contiennent de légères différences
de densité. L'idéal serait donc un développement de 2mn. et 5 secondes à 21°.
- La conservation du révélateur : Pas plus d'une journée pour la solution de
travail, en cuvette. Le mieux est de la recouvrir d'une feuille de plastique
afin de ralentir l'oxydation. Sinon, on perd son temps pour obtenir des noirs qui ne
viendront, hélas jamais.
- Bain d'arrêt : dilué à 2% soit 25 ml d'acide acétique à 80% pour 1 litre
de solution prêt à l'emploi ou bien 33ml à 60% toujours pour 1 litre de solution.
- Fixage : 1 dose d'Hypam ou de Superfix ou d'Agefix + 4 doses d'eau plate.
Il ne faut pas dépasser une concentration d'1gr. d'argent (à mesurer avec les
bandes de test Tetenal) et 60 secondes de temps de traitement dans cette sauce
là. Les spécialistes préconisent de ne pas conserver
plus d'un mois la solution de travail. Ils ont sans doute raison, mais comment
le savoir ?
- Ferricyanure de potassium : Permet d'obtenir des blancs plus blancs que blanc.
A diluer : 1 cuillère à café arasée pour 1 litre d'eau, soit quelques grains
pour quelques centilitres. La procédure complète : fixage 30 sec., ferricyanure
appliqué au pinceau, rinçage à l'eau, fixage 30 sec.
- Lavage : 10 mn.
- Aide au lavage : 10 mn. dans une solution de sulfite de soude (200 gr. dilué
dans 1 l. d'eau à 30°, à conserver un mois au plus. Diluer cette solution avec
9 parties d'eau pour la solution de travail, qui se conservera 24 h.) Deuxième
solution : les aides au lavage du commerce de type Lavaquick. Je préfère la
deuxième solution à la première, quoique plus chère parceque je n'ai pas réussi
à obtenir un résultat convenable : le papier gardait comme des traces de
frotemment. D'ailleurs, si quelqu'un a la solution, je suis très intéressé.
- Re-lavage : 20 mn. en eau renouvelée et/ou 30 mn. en eau stagnante, selon
Deville, fabricant émérite de laveuses.
- Séchage : Sur claie en tissu de moustiquaire pour permettre l'aération, face
contre terre. Le mieux qui est très cher et qui est aussi l'ennemi du bien,
serait une presse à chaud.
Voilà pour un début.
JeanLouis Louere
14-10-2000